La Tempête financière US menace-t-elle la stabilité économique européenne ?

La crise financière, partie des Etats-Unis, souffle sur l'Europe et prend des proportions pour le moins inquiétantes. Menace-t-elle la stabilité de l'économie européenne ?
La crise états-unienne, menacerait-elle la stabilité de l'économie européenne ?

Si les Etats-Unis ont été les premiers touchés par la crise du marché immobilier résidentiel et celle des crédits hypothécaires à risque communément appelés « subprimes », les Américains craignent toujours une récession à savoir un ralentissement de leur activité économique. De l’autre côté de l’Atlantique, pas un jour ne passe sans que nous apprenions qu'un secteur de l'économie est touché. Certains Etats membres sont à leur tour confrontés au retournement de leur marché immobilier, financier et boursier.
Les banques sont ainsi directement affectées, les marchés financiers européens enregistrent des pertes importantes et une possible « bulle immobilière », dont l'explosion pourrait avoir des conséquences dommageables sur le marché du crédit, montre ses premiers signes.
La tempête financière américaine gagne, bien entendu, l’Europe ; pas encore avec la même ampleur. Certes il s'agit bien d'une crise mais qui varie considérablement d’un État membre à l’autre et en premier lieu, dans le secteur immobilier.

Une crise immobilière inégale en Europe
Certains pays européens comme l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Irlande sont exposés aux effets du retournement du marché immobilier contrairement à l'Allemagne. Fort heureusement l'état des finances publiques tient encore. Ces pays disposeraient de marges de manœuvre nécessaires avec une politique budgétaire visant à soutenir temporairement la consommation des ménages et l'investissement des entreprises. Mais dans ce contexte de restriction du crédit bancaire, de ralentissement du secteur de la construction et de réduction de la valeur du patrimoine immobilier des ménages, en France par exemple, les Notaires de Paris relèvent une baisse de 25% du volume des transactions immobilières et une baisse du chiffre d'affaires des études de 6% à 7% sur les huit premiers mois de 2008. Sans compter que depuis le début de l'année, le refus de prêts a augmenté de 20% soit encore un client sur cinq. En clair, un apport suffisant du client est indispensable auprès des banques pour mener à bien son projet immobilier. A cela s'ajoute l'augmentation des prix de l'immobilier qui a dernièrement ralenti mais le marché ne s'est pas retourné. Cette situation peut laisser espérer un atterrissage en douceur pour certains pays européens mais d’autres comme l'Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Irlande et la Suède qui ont connu un fort développement de prêts « subprimes », semblent aujourd’hui les pays "à risque" et les plus fragilisés.
L’Europe semble moins exposée à une insolvabilité brutale d'un grand nombre d'emprunteurs. In fine, la zone euro n'a à quelques exceptions près, pas encore connu le même développement des crédits hypothécaires d'emprunteurs à risque qu’en Amérique.

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